Biosphere
Biosphere,
mode d'emploi.
Biosphère nous dit:
     «Décroissance humaine»

Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation. Voici quelques analyses au jour le jour :

 03/07/2009     Dieu ou Biosphère ?     (Spiritualité /Écologie profonde)
Dans ses déclarations en France (Le Monde du 15 septembre 2008), le pape Benoît 16 prend les bâtons pour se faire battre !
            1) Il admet qu'il n'y a pas en soi de parole de dieu, mais seulement un discours humain : " La parole de dieu nous parvient seulement à travers la parole humaine, à travers des paroles humaines " ; " Vue sous un aspect historique, la Bible est un recueil de textes littéraires dont la rédaction s'étend sur plus d'un millénaire et dont les différents livres ne sont pas repérables comme constituant un corpus unifié ". Si Benoît 16 en restait à cet énoncé, il n'y aurait déjà plus de place pour un quelconque dieu biblique.
            2) Benoît reconnaît aussi que son discours n'est pas partagé par tous : " Le monde gréco-romain ne connaissait aucun dieu créateur. La divinité suprême ne pouvait pas se salir les mains par la création de la matière ". Mais le pape s'empresse d'ajouter : " Le dieu de la bible est bien différent : Lui, le dieu vivant et vrai, est également le Créateur ". Notre vénérable pape se contente donc d'une affirmation gratuite, un discours ne vaut pas vérité. Benoît voit un dieu créateur alors qu'il devrait prendre conscience, avec l'évolution de la culture scientifique de l'Europe, que la création de l'univers n'a rien à voir avec l'existence même de l'homme, qui n'est que simple péripétie dans l'évolution du cosmos. En fait, le pape est prisonnier du discours de sa caste, l'Église catholique.
            3) Par contre, Benoît 16 a un objectif estimable : " Au milieu de la confusion de ces temps, les moines s'appliquaient à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours ; derrière le provisoire, ils cherchaient le définitif ". Mais le pape ne voit que la recherche de Dieu comme fondement des valeurs. Il existe pourtant un autre système de valeur transcendante, celui qui donne à toutes les formes du vivant une valeur intrinsèque ; l'homme se considère alors comme simple élément parmi d'autres de la Biosphère. Dans ce cas, nous n'avons pas besoin d'un dieu pour respecter et protéger notre planète.

Conclusion : nous ne pouvons pas savoir si un dieu existe, de toute façon Dieu n'est pour rien dans la création de la Biosphère. Nous n'avons pas besoin de la parole papale pour comprendre que l'homme s'est pris pour un dieu grâce à la bible et que son sentiment de toute puissance a détérioré le milieu qui le fait vivre. Le pape prend la mesure des dégâts infligés à la Biosphère, il ne peut pas admettre la responsabilité de sa religion dans cette détérioration. Le XXIe siècle ne suivra pas les religions du livre, il réussira ou il échouera dans sa prise de conscience qu'il n'est qu'un élément du grand Tout. Le XXIe siècle pratiquera l'écologie profonde, ou ne sera pas.


















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